Samedi 28 novembre 2009
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21:49

Très bonne journée de colloque à Cannes ("Colloque en danse Atelier de la danse N°4
Traces : (Dé)racines") aujourd'hui, avec un débat très ouvert sur la culture comme sous ensemble de la nature. Mes thèses présentées dans mon livre "La nudité" ont été accueillies plutôt
favorablement.
Lundi 16 novembre 2009
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22:27

C'est un sujet que j'ai déjà évoqué sur ce
blog, mais comme je conversais avec un correspondant à propos de ce que fut la "marque des Grecs" en Europe, on ne peut s'empêcher de
vouloir la comparer à celle des Grecs en Inde. Que le roi indo-grec de Bactriane
Menandre (/Milinda) qui régna vers 150 av. JC (un
siècle après Ashoka) soit considéré comme un grand sage du bouddhisme dans le
Milinda Panha ne laisse pas d'intriguer. Selon le
Mahavamsa, à son époque 30 000 moines
d'Alexandrie de Caucase (près de Kaboul) sous la direction de Mahadhammarakkhita auraient assisté à la fondation de Maha Thupa ("la grande stupa") à Anuradhapura au Sri Lanka.
J'aimerais comprendre du point de vue de l'histoire des idées, comment l'héritage grec a pu imprégner la vision indienne du bouddhisme et, éventuellement, esquisser des comparaisons avec la manière
dont l'hellénisme a laissé ses traces dans l'univers chrétien occidental. Evidemment ce genre d'exercice doit être assez périlleux à réaliser. Peut-être qu'un auteur comme
Thomas McEvilley qui a publié The Shape of Ancient Thought: Comparative Studies in Greek and Indian Philosophies en 2006 pourrait constituer une clé pour ce genre
d'approche.
Lundi 16 novembre 2009
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Lu dans Reuters aujourd'hui :
Le bâtonnier de Paris dénonce la garde à vue d'une avocate
Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris Christian Charrière-Bournazel s'est indigné lundi 16 novembre soir du placement en garde à vue d'une avocate dont il juge les conditions dégradantes.
Une source judiciaire a confirmé cette garde à vue en précisant que l'avocate était mise en cause car elle aurait prévenu de démarches policières le complice d'un trafiquant de drogue présumé.
Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier, a raconté sur France Info que Caroline Wassermann, connue notamment pour avoir défendu un temps l'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel,
avait été convoquée au commissariat de Meaux (Seine-et-Marne) sous le prétexte d'un problème personnel. "Elle a été menottée, elle a été mise nue, on lui a mis un doigt dans l'anus. On la traite
comme la dernière des dernières des dernières au mépris du respect de la personne humaine le plus élémentaire", a-t-il déclaré.
Selon une source judiciaire, Caroline Wassermann est mise en cause pour avoir alerté par téléphone de possibles démarches policières un complice d'un de ses clients, juste après la mise en examen
de ce dernier pour trafic de drogue. La police a immédiatement eu connaissance de cette démarche car le complice en question était sur écoute téléphonique. Caroline Wassermann devait être mise en
examen lundi soir après sa garde à vue
Lundi 16 novembre 2009
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2009
20:52

Comme je l'ai promis il y a quelques semaines, voici mon article dans Parutions.com sur
le dernier livre de Julien Servois sur le cinéma pornographique :
http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=6&srid=65&ida=11625. Je note que Servois publie au même
moment un livre sur les mathématiques et Kant, comme pour se faire pardonner...
Jeudi 12 novembre 2009
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« O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous vous avons désignés en nations et tribus, pour que vous vous entreconnaissiez ».
Coran 49 – 13
Mercredi 11 novembre 2009
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23:35

Je tombe sur ce passage dans "L'Art du roman" de Kundera (édition Folio p. 43)
"Prenez La vie est ailleurs
, la troisième partie : le héros, le timide Jaromil, est encore puceau. Un jour, il se promène avec son amie qui, tout d'un coup, pose sa tête sur son
épaule. Il est au comble du bonheur et même physiquement excité. Je m'arrête sur ce mini-événement et je constate : "le plus grand bonheur qu'avait connu Jaromil, c'était de sentir une tête de
jeune fille posée sur son épaule." A partir de là, je tâche de saisir l'érotisme de Jaromil : "Une tête de jeune fille signifiait pour lui plus qu'un corps de jeue fille." Ce qui ne veut pas dire,
je précise, que le corps lui fût indifférent, mais : "il ne désirait pas la nudité d'un corps de jeune fille ; il désirait un visage de jeune fille éclairé par la nudité du corps. Il ne désirait
pas posséder un corps de jeune fille ; il désirait posséder un visage de jeune fille et que ce visage lui fît don du corps comme preuve de son amour." "
Notez comme on reste toujours dans la problématique du don développée dans mon livre.
Dimanche 1 novembre 2009
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12:56

Un fait divers lu dans
Counterpunch sous la plume
d'Alexander Cockburn :
"Let us turn to that story of the man in Fairfax County Virginia, who got up early on Monday morning, October
19, walked naked into his own kitchen to make himself a cup of coffee? The next significant thing that happed to 29-year-old Eric Williamson (not to be confused with Tom Wilkinson, quoted above) is
the local cops arriving to charge him with indecent exposure. It turns out that while he was brewing the coffee, a mother was taking her 7-year-old son along a path beside Williamson’s house,
espied the naked Williamson and called the local precinct, or more likely her husband, who turns out to be a cop.
“Yes, I wasn’t wearing any clothes,” Williamson said later, “but I was alone, in my own home and just got out of bed. It was dark and I had
no idea anyone was outside looking in at me.”
The story ended up on TV, starting with Fox,
and in the opening rounds the newscasters and network blogs had \ merciless sport with the Fairfax police for their absurd behavior. Hasn’t a man the right to walk around his own home (or in this
case rented accommodations) dressed according to his fancy? Answer, obvious to anyone familiar with relevant case law, absolutely not.
Peeved by public ridicule the Fairfax cops turned up the heat. The cop’s wife started to maintain that first
she saw Williamson by a glass kitchen door, then through the kitchen window. Mary Ann Jennings, a Fair-fax County Police spokesperson, stirred the pot of innuendo:” We’ve heard there may have
been other people who had a similar incident.” The cops are asking anyone who may have seen an unclothed Williamson through his windows to come forward, even if it was at a different time.
They’ve also been papering the neighborhood with fliers, asking for reports on any other questionable activities by anyone resembling Williamson—a white guy who’s a former diver, and who has a
5-year old daughter, not living with him."
Vendredi 30 octobre 2009
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12:48
Dans
Femme actuelle une mention très brève de la longue interview que j'ai accordée à Christelle Pangrazzi (l'orthographe de mon nom et le contenu de mes propos sont déformés alors que
j'avais insisté avant publication pour que cela soit corrigé, aucune mention du livre dans la version papier du magazine, alors que celui d'une géographe est cité). Mais bon...

En revanche, heureusement, une belle mention de mon livre avec de larges extraits sur deux
pages de l'interview que j'ai accordée à Katia de la Ballina dans le magazine
TV Grandes chaines. Des citations aussi sur plusieurs pages dans le
Madame Figaro (en date du 31 octobre) de mes réactions à un sondage sur le regard des hommes sur
les femmes.
Normalement un compte rendu d'interview de moi devrait aussi paraître dans la presse suédoise prochainement.
Samedi 24 octobre 2009
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Comme je récapitulais les usages du corps dans les luttes sociales ces derniers temps, je suis retombé sur cette photo de deux femmes arborant les slogans "le MEDEF m'encule/la CFDT lubrifie", qui
m'a été adressée par un ami en 2005 lequel l'avait reçu d'un certain Eric Mouron de Lutte ouvrière le 16 février 2005. On peut supposer que cette photo a été prise à la fête de ce parti
en 2004, mais je n'en suis pas certain. Quiconque a des éléments sur l'histoire de cette photo pour que je puisse la resituer dans son contexte est prié de bien vouloir me contacter via ce blog
(lien email en bas de page rubrique "contact"). D'avance merci ! D'une manière générale si vous avez des exemples d'utilisation de la nudité partielle ou totale dans des revendications
sociales (des utilisations qui n'auraient pas été très médiatisées, je suppose que cela peut exister) n'hésitez pas à m'en parler.
Samedi 24 octobre 2009
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2009
01:39
J'étais interviewé hier par deux journalistes qui m'ont amené à examiner des questions
relatives à des endroits très différents de notre planète.
A 14 h Lila Perlot, pour la revue Belle Magazine, bésée à Saint Denis de la Réunion, m'interrogeait sur la contradiction apparente entre la façon de s'habiller sexy des
filles insulaires et leurs très fort tabou autour de la nudité (et plus généralement des choses du sexe) - un tabou qui est d'ailleurs aussi beaucoup plus répandu qu'il n'y paraît en métropole
notamment dans les classes populaires comme le montre le dernier sondage Ifop-Tena d'avril 2009 sur cette question.
A 16 h je répondais aux questions d'Anja Sahlberg pour la revue suédoise Magazine VI. Là les questions portaient davantage sur l'utilisation de la nudité au service de revendications
politiques. Ce phénomène paraissait très typiquement français à la journaliste.
Dans le cas de la Réunion j'ai insisté sur l'influence possible du souvenir de l'esclavage (comme pour les Antilles). Pour la Suède, j'ai souligné que ce n'était pas une particularité si
française que ça (notamment sur le front du rapport de la nudité à la revendication écologiste, attesté dans le monde anglo-saxon, en Espagne, mais aussi sur le front de a revendication sociale
où le lien nudité-condition ouvrière, établi par le film The Full Monthy en 1997 en Angleterre, sretrouve aussi par exemple dans une manifestation des salariés de Petrobras au Brésil en
2007). Mais il est vrai que l'idée "viendrait moins" à l'esprit de militants allemands ou suédois renvoie peut-être au rapport culturel à la naturalité du corps nu dans ces pays depuis un siècle.
(en France le travail de construction d'une image de la nature comme milieu protecteur pour un homme nu est assez étranger à notre culture, la nudité reste pensée dans le cadre de la civilisation
urbaine comme un moyen d'agir sur l'imaginaire d'autrui plus qeu comme un moyen de vivre pleinement une symbiose avec la nature). Tout en brossant un large tableau des rapports à la nudité
et de ses motivations naturelles et culturelles, j'ai insisté sur le fait que le sociologue ne peut jamais connaître précisément la ou les causes d'un comportement dont les individus eux-même
peinent à s'expliquer les raisons, ce qui invite à développer des hypothèses par faisceau d'indices.
Ces interviews m'obligent à affiner ma vision du rapport de la nudité à chaque contexte social, là où monlivre avait
surtout cherché à saisir et catégoriser des constantes anthropologiques "globales".
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