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La Femme et le Sacrifice

30 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Je viens de publier une petite page sur parutions.com à propos d'un ouvrage d'Anne Dufourmantelle : http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=85&srid=427&ida=8120.

Je ne suis pas très emballé, à vrai dire, par ce genre de psychanalyse philosophique, mais j'avais commandé ce bouquin par curiosité, espérant vaguement - mais à tort - qu'il serait utile pour mes recherches anthropologiques. Quelques-unes de ses intuitions peuvent cependant en intéresser certains...

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Stendhal et le bonapartisme

16 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #Notes de lecture

Toujours dans la série des petites recensions que je rédige pour Parutions.com, je signale la mise en ligne de celle que je consacre au dernier livre de Jacques Dubois sur la sociologie de Stendhal - voir http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=1&srid=123&ida=8049 .

Je dois préciser que je ne suis pas un très grand lecteur des auteurs du XIX ème siècle. Le cadre scolaire - qui me déplaisait souvent - ne m'y encourageait guère. J'ai lu Balzac, Chateaubriand, Nerval, Musset, Hugo, Flaubert, Proust ou Zola plus par obligation qu'autre chose. Et je n'ai plus guère le temps de me replonger dans cette prose. Pour autant je n'y associe pas que des mauvais souvenirs. J'ai lu la Chartreuse de Parme (au moins en partie) à 20 ans, quand l'envie de tenter le concours de Normale Sup sans passer par la Khâgne m'a effleuré (seulement effleuré car j'ai abandonné le projet au bout d'un mois - la Chatreuse était au programme). J'en ai beaucoup apprécié le style que pendant quelques semaines je m'efforçai même d'imiter (c'était mon côté éponge). Pour moi, de ce fait, Stendhal reste associé à quelque chose de vif et de lumineux qui va bien avec l'Italie.

Le livre de Jacques Dubois a certes quelques petits défauts que j'ai préféré ne pas mentionner. Mais l'intérêt principal du livre est qu'il m'a fait un peu réfléchir aux blocages de la société post-napoléonienne, qui, à certains égards, ressemblent à ceux de notre époque. En plus marqués peut-être parce que la structure de classe restait plus figée.

Du coup cela fait aussi penser à ce que fut le bonapartisme, comme phénomène social.

Je lisais l'an dernier La Démence coloniale sous Napoléon, un réquisitoire implaquable et juste contre le dispositif conquérant raciste que l'Empereur fit peser sur les colonies françaises (et voulait généraliser au monde entier, heureusement l'hégémonie maritime anglaise l'en empêcha). C'est un aspect néfaste et peu connu du premier Empire français. Il y a aussi celui que les  autres Européens ne manquent jamais de rappeler : l'invasion sauvage de tout le continent : les meurtres, les viols, les pillages. Sur la place où je me suis fait prendre en photo début avril à Alcaniz il y a une plaque qui commémore l'héroïque résistance espagnole face aux soudards de l'Empereur qui ont causé mille ravages dans cette ville.

Mais l'histoire n'est pas morale, nous le savons. L'ardeur sanguinaire du bonapartisme est aussi ce par quoi les acquis de la Révolution se sont stabilisés dans l'Hexagone, et ont un peu "contaminé" les monarchies avoisinantes (le fameux Code civil, qui ne se serait peut-être jamais imposé autrement). Elle est aussi ce par quoi de brillants individus socialement condamnés par leur appartenance de classe se sont vus ouvrir des "opportunités", comme on dit, extraordinaires. Même un bourgeois, du niveau du Grenoblois Henri Beyle alias Stendhal, ex-auditeur du Conseil d'Etat napoléonien, en a bénéficié. D'une manière générale à peu près toutes les classes sociales profitent d'un pouvoir conquérant (du moins lorsque celui-ci a des tendances redistributrices, ce qui est le cas du bonapartisme). L'équivalent se vérifie autour de Jules César 20 siècles auparavant.

C'est ce qui fait que se multiplient les initiatives audacieuses et souvent admirables dans tous les milieux à l'occasion des phases de conquêtes, pourtant bien sombres pour les peuples qui les subissent - Nietzsche l'a bien compris qui ne manquait pas une occasion de vanter les mérites de Napoléon. Ce constat fait craindre que l'humain garde encore pendant quelques générations quelque goût secret pour les entreprises sanguinaires qui ouvrent des boulevards aux changements sociaux.

Cela dit il est vrai que la tendance conquérante est bien amoindrie aujourd'hui. En Europe du moins. Chaque peuple semble s'accommoder désormais des frontières qui lui échoient, tout arbitraires qu'elles soient - parfois d'ailleurs au prix d'une occupation "internationale" comme dans les Balkans. L'exploitation économique (notamment celle des peuples du Sud) compensant peut-être la frustration de ne plus pouvoir dominer militairement.

Cette sublimation est probablement un progrès. Je visitais hier le monastère de Mortemer auquel s'attache le souvenir glorieux du Plantagenêt Henri II qui aurait pu construire un grand royaume anglo-normand de l'Ecosse aux Pyrénées si la France centrale n'avait contrarié ses projets. Chaque région d'Europe garde le souvenir d'un souverain conquérant qui aurait pu fonder  dans le sang un grand Empire (en Béarn par exemple on se souvent de Gaston Fébus). Il est heureux aujourd'hui que les grands empires ne soient plus à la mode (même aux Etats-Unis, l'hégémonisme n'a plus la côte) et qu'on puisse réfléchir aux réformes des structures sociales sans chercher d'exutoire guerrier.

Mais il est toujours bon de tenter de comprendre les générations antérieures. Stendhal raconte dans ses romans ce que Musset disait aussi : cette frustration des orphelins de la Révolution et de Napoléon, nés dans un monde où tout semblait possible, et vieillissant dans une société où l'on ne peut plus rêver que d'aimer une femme, au milieu des baudruches conservatrices les plus niaises... On voit bien pourquoi en France le deuil de Napoléon fut difficile, et, à certains égards, le reste parfois encore de nos jours.
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A propos d'Yves Coppens

11 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #down.under

Puisqu'hier France 3 diffusait "Homo sapiens" inspiré des travaux d'Yves Coppens, je livre pour les lecteurs que le sujet intéresse un courrier que j'ai adressé à ce dernier le 8 janvier 2003 juste après la diffusion du premier film tiré de ses recherches "L'Odyssée de l'espèce". C'était une lettre très polie mais qui soulignait en creux les défauts du film. Le professeur Coppens s'est gardé d'y répondre. Un ami m'écrivait plus abruptement hier à propos de Christian Jacq : "la dernière charlatanerie de Christian-Jacq est à Champollion ce que les théories rabachées sans preuves suffisantes et les films documentaires pleins de finalisme sous-jacent d'Yves Coppens sur l'hominisation sont à la science".

 

Voici mon courrier d'il y a quatre ans :

     "  J'ai regardé hier soir à la télévision le film L'Odyssée de
     l'espèce dans l'élaboration duquel vous avez joué un rôle central. (...). En tant qu'humain, citoyen et
     lecteur ordinaire, je vous adresse modestement donc à nouveau tous mes
     remerciements pour ce film, ainsi que pour votre carrière scientifique
     qui en a permis la réalisation, et qui a tant contribué au point de
     connaissance où la communauté scientifique est parvenue
    
     A propos de cette connaissance justement, vous dites que l'on a pris
     la science "dans l'état où elle se trouvait" au moment de
     l'élaboration de film, mais je me suis demandé quel principe
     d'arbitrage vous avait inspiré sur les points obscurs de cette
     connaissance et ceux qui prêtent à controverse. Je songeais notamment
     à trois aspects : l'importance de la guerre, la place de la sexualité,
     le rôle des animaux domestiques. La guerre dans le film n'est évoquée
     que d'une façon très elliptique dans le face-à-face entre l'homo
     sapiens et l'homme de Neandertal (alors qu'il existe, dit-on, des
     restes de champs de bataille entre ces deux espèces notamment dans les
     Pyrénées). Certains auteurs comme Lawrence Keeley font de la guerre le
     moteur-même de l'organisation sociale des sociétés préhistoriques. Je
     me demandais, en regardant le film, si l'euphémisation de la guerre
     résultait d'un souci de ne pas choquer le grand public ou d'une
     volonté délibérée d'en minimiser l'importance. En ce qui concerne la
     sexualité, le viol et le rapt sont également euphémisés, ce qui
     permet, du coup, de réintégrer la dimension du consentement de la
     femme, et la place des sentiments, comme d'ailleurs le fait
     l'anthropologie féministe (Helen Fisher), mais ce parti pris
     n'ouvre-t-il pas là voie à une idéalisation erronée des rapports
     sociaux de l'époque ? De même on ne trouve pas dans le film certaines
     hypothèses comme celles de Timothy Taylor qui rapprochent la sexualité
     humaine de celle du bonobo, ce qui seul d'après lui pourrait justifier
     la taille des pénis et des seins chez l'être humain. Là encore
     s'agissait-il d'écarter l'hypothèse ou simplement de ne pas choquer le
     grand public auquel ce film était destiné ? Enfin concernant l'animal
     domestique, aucun n'apparaît dans le film alors que des chercheurs ont
     récemment avancé que la domestication du loup par l'homo erectus
     aurait constitué un facteur décisif de la survie de l'espèce. Est-ce
     que vous jugez cette hypothèse bien trop fragile ou trop récente ? Ce
     ne sont là bien sûr que des questions de Béotien qui me sont venues à
     l'esprit en regardant le film et qui ne font que stimuler l'appétit de
     connaissance et de réflexion."

 

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Mon livre sur Nietzsche en 2004

11 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #Publications et commentaires

Mon livre sur Nietzsche publié en 2004, qui était la mise en forme de travaux plus anciens a obtenu moins de recensions que celui sur les Serbes, mais il est vrai qu'il n'a guère été envoyé aux revues de philo. Seules la revue Espace 70 (hiver 2004-2005 p. 48) au Canada et la revue France-Forum (n° 15 p. 101-102) en France en ont parlé.


Lui aussi est référencé par la bibliothèque du Congrès aux Etats-Unis (http://catalog.loc.gov/cgi-bin/Pwebrecon.cgi?v1=2&ti=1,2&Search%5FArg=colera&Search%5FCode=NAME%5F&CNT=25&PID=14134&SEQ=20070411045532&SID=1 ).
Il figure également dans diverses bibliographies sur Internet.

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Le livre sur les Serbes que j'ai dirigé en 2003

11 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #Publications et commentaires

En 2001, peu de temps après la guerre du Kosovo, j'ai fait un mémoire dans le cadre de mon DEA  de sciences sociales à Paris V sur les immigrés serbes en France. C'était un moyen pour moi d'étudier l'articulation entre les relations internationales et l'acculturation des gens dans leur pays d'accueil, ainsi que d'enrichir la connaissance sur une population peu connue, souvent caricaturée, et sur laquelle aucun travail universitaire n'existait. On m'a proposé ensuite de diriger un livre collectif sur la "diaspora" serbe en Europe et aux Etats-Unis, et j'ai réuni une dizaine sociologues, politistes et historiens français, allemands et serbes pour composer ce livre. Je n'ai jamais été à 100 % satisfait de l'ouvrage qui fut d'ailleurs très long à composer (il n'est paru qu'en 2003) et qui n'a pas été très soutenu en France (la revue Balkanologie, qui est la revue de l'Afebalk, dont sont pourtant membres trois contributeurs, à ma connaissance s'est bornée à le mentionner sur son site http://www.afebalk.org/page.php3?id_page=104, et hors du milieu universitaire ce fut encore pire). Néanmoins cet ouvrage a eu le mérite d'exister, et certains commentateurs dans Courriers des Balkans, Le Monde Diplomatique, Hommes et Migrations et même Anthropologie et Société au Canada ont été enthousiastes. 

Je livre ici pour mémoire les recensions qui ont été faites de ce livre, y compris les deux ou trois qui sont carrément critiques à son encontre (j'expliquerai dans quelques mois les raisons de ces critiques qui la plupart du temps reposent sur des motifs purement personnels, alors que les critiques que méritait vraiment ce livre, les critiques de fond, n'ont jamais été soulevées). Aujourd'hui le livre se trouve dans plusieurs bibliothèques universitaires et autres, y compris la prestigieuse bibliothèque du Congrès aux Etats-Unis (http://catalog.loc.gov/cgi-bin/Pwebrecon.cgi?v1=1&ti=1,1&Search%5FArg=colera&Search%5FCode=NAME%5F&CNT=25&PID=28033&SEQ=20070411040305&SID=1), ce qui, après tout, n'est peut-être pas donné à tous les ouvrages universitaires français.

Voici donc les recensions dont certains figurent aussi sur Internet (j'espère que ce sera lisible à l'écranen zoomant un peu) :

- Courrier des Balkans 9 décembre 2004 (également sur http://fr.search.yahoo.com/search?p=colera+diaspora&fr=yfp-t-501&ei=UTF-8&meta=vc%3D)

- Hommes et migrations n°1253 janvier-février 2005 p. 145

- Anthropologie et société vol 30 n°1  2006 p. 251-252

- Le Monde Diplomatique mai 2004 p. 31 (également sur http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/DERENS/11182)

- Revue d'études comparatives Est-Ouest vol 35 n°1-2 mars juin 2004 p. 386-389

- Südosteuropa n° 53 1/2005 p. 147-148 (voir aussi www.suedost-institut.de/Jg_2005_Inhalt2.doc)

- Medunarodna politika br.1113 janvier-mars 2004 p. 56-57

  - Ekonomist magazine décembre 2004 (voir aussi http://www.ekonomist.co.yu/magazin/em234/lib/lib1.htm)

- B.I. n°84, janvier 2004 p. 26


 

 

 




 




 

 

 

 

 

 


 

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Egypte antique

9 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #down.under

Pour info, je viens de publier un petit commentaire assez critique du dernier essai d'un auteur à succès, Christian Jacq, sur Parutions.com.

En voici le texte : http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=4&srid=4&ida=8031

Il est une manière de maltraiter l'histoire qui m'agace un peu. On retrouve ce travers aussi dans des livres beaucoup plus savants que celui-là. C'est regrettable.

 

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Un mot de présentation - qui suis-je ?

7 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #Présentation

Pour satisfaire au goût de notre société pour les étiquettes et les CV, deux mots sur Christophe Colera, l'auteur de ce blog.

Né à Pau en 1970, à quelques kilomètres de la frontière pyrénéenne, je suis à cheval sur plusieurs cultures et plusieurs mondes : le Béarn et l'Aragon (mon père était de cette région, ma mère jurançonnaise), les traditions rurales et la modernité urbaine (après mon exil à Paris), le monde ouvrier et la bourgeoisie (l'investissement scolaire m'a sorti du premier pour me plonger dans le second), la praxis et la theoria (ancien élève de l'ENA après un diplôme de l'IEP de Paris je cultive une double activité professionnelle), la philosophie et les sciences sociales (docteur en sociologie, titulaire d'une maîtrise de philo -,  j'ai publié dans les deux domaines). Après quelques lustres de recherche en anthropologie du corps, quelques passages dans les médias pour mon livre sur la nudité, quelques égarements, me voici dans une démarche de conversion religieuse (donc ce blog se "christianise" peu à peu).

 

NB : je suis directeur de la collection "L'Esprit et la Cité" aux éditions universitaires Connaissances et Savoirs. La collection couvre les domaines suivants : Philosophie, histoire, sciences sociales et politiques, relations internationales, arts, religions et spiritualités.

Ci dessous: vidéo de mon passage au JT de France 2 en 2009, et d'une interview sur Arte en 2011

 

 
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La procession de El Encuentro à Alcañiz

6 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #Otium cum dignitate

Comme promis voici la vidéo de la procession de El Encuentro à Alcañiz vue mardi dernier, le 3 avril. Le journal local La Comarca en dit aussi un mot sur http://www.lacomarca.net/noticia.asp?m=6195&s=1

La vidéo est accessible sur : http://www.youtube.com/watch?v=qmCaIKRoe3Q ou en cliquant ci-dessous

Cette bourgade d'Aragon très éloignée de tout, d'où vient ma famille paternelle, est très attachante. En outre il est toujours étonnant de constater avec quelle aisance les Espagnols vivent leurs traditions populaires, s'en imprègnent, tout comme ils s'immergent aisément dans les conversations, la vie quotidienne de leur communauté, là où nous autres français recherchons davantage la distinction, l'intellectualisation de l'échange, la rupture avec l'héritage historique. Je ne crois pas, dans ce propos, projeter mes propres particularismes d'intellectuel bourgeois. Il y a bien, dans la manière d'être espagnole, quelque chose de plus communautaire, de moins marqué par l'esprit de concurrence inter-individuelle (parce que moins marqué également par les travers que le centralisme étatique français imposait à sa population). Les Espagnols sont moins en guerre contre eux-mêmes que les Français. Et, à travers cette socialisation pacifiée, s'illustre une autre forme d'animalité humaine que celle que nous-mêmes vivons.

 

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Alcañiz

5 Avril 2007 , Rédigé par CC Publié dans #down.under

J'étais au début de cette semaine à Alcañiz (Aragon) avec mon ami espagnol Javier de Premia del Mar. Nous étions plongés dans diverses recherches généalogiques, un moyen de sortir un peu de la routine française - notamment cette triste campagne électorale dont on nous rebat les oreilles, mais aussi divers problèmes que j'ai pour faire connaître mes livres ou pour en éditer de nouveaux.

Javier a des ascendants Colera comme moi, mais il y avait plusieurs familles Colera à Alcañiz au début du XVIII ème siècle. Il y en aurait même eu 4 en 1495 selon un recensement effectué par les Rois Catholiques.

Alcañiz dit-on fut jadis une bourgade prospère et à l'avant garde du mouvement humaniste à l'époque de la Renaissance. Elle est aujourd'hui un peu éloignée de tout.

Les processions de la semaine sainte cependant accueillent beaucoup de monde. Je mettrai la vidéo de l'une d'elles sans doute sur Internet sous peu - celle que nous avons vue mardi soir. Tout le monde était dans les rues malgré le froid.

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