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Barrière hémato-encéphalique

29 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

"On dit souvent que le cerveau est une représentation du monde - imago mundi - et que, réciproquement, le cerveau agit sur le monde - anima mundi - selon les programmes innés ou acquis. La stabilité de ces images et de ces programmes exige un isolement auquel contribue la barrière hémato-encéphalique." Jean-Didier Vincent, Biologie des passion, Paris, Odile Jacob 1996, p. 67.

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Eric T. Olson

29 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Philosophie

La revue française Terrain de mars 2009 publie un article de Eric T. Olson. Une occasion de découvrir la philosophie de ce théoricien matérialiste américain qui défend une définition strictement animale de l'identité humaine.
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Wittgenstein sur le débat naturalisme/constructivisme

27 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Philosophie


Selon Bouveresse chez Wittgenstein "Aucun fait de la nature et aucun fait de la nature humaine n'a rendu inévitable (ni, d'ailleurs, non plus impossible en soi) l'adoption de telle ou telle structure grammaticale, mais l'a seulement rendue tout au plus particulièrement naturelle (ou, au contraire, pas du tout naturelle)"


J. Bouveresse, La force de la règle. Wittgenstein et l'invention de a nécessité, Paris, Minuit, 1987, p. 63 cité par Etienne Anheim, Stéphane Gioanni, La Nature, la construction sociale et l'histoire, Remarques sur l'oeuvre de Ian Hacking, in Naturalisme versus constructivisme ? Paris, Editions de l'EHESS, 2007 p. 311

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Appréciation de M. Claude Laharie sur "La guerre d'Espagne vue de Barcelone"

20 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Guerre civile espagnole

J'ai reçu ce matin le mail suivant de M. Claude Laharie, agrégé d'histoire, secrétaire général de L'Amicale du camp de Gurs, qui a fait sa thèse sur ce camp, à propos des mémoires de mon grand-père "La Guerre d'Espagne vue de Barcelone".

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Monsieur,
 
        j'ai reçu hier votre ouvrage traduisant les mémoires de votre grand-père. Je viens d'en terminer la lecture.
 
        Je tiens à vous dire que j'ai été frappé par la qualité de ce témoignage de première main.
        Qualité historique des informations, avec une masse de détails et une grande précision spatio-temporelle, comme on l'observe rarement dans ce type de texte. Ce qui est dit, par exemple, du fonctionnement de la colonne Durruti ou de la prise de Barcelone m'apparaissent d'une grande lucidité et d'une grande crédibilité. En outre, plusieurs passsages du texte m'ont semblé assez nouveaux, ou plus exactement apportent un éclairage assez nouveau.
        Qualité du ton, également. L'écriture est vive, rarement subjective, et l'auteur ne cherche pas à se mettre en avant. Et puis, surtout, voulà enfin un texte qui montre la complexité humaine de certaines situations et accepte de faire un peu de place à la nuances. Tout ceci confère à l'ensemble du témoignage une force indéniable.
        Et puis, permettez-moi de vous dire que je ne m'attendais pas à trouver, sous votre plume, un appareil critique de ce niveau. Incontestablement, votre travail est remarquable.
 
        Je souhaite très sincèrement que cet ouvrage connaisse le succès. Il faut encourager sa diffusion, et d'abord, sous une forme ou sous une autre, en Espagne.
 
        Avec mes amicales salutations
 
                                        Claude Laharie
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L'érotisation du corps vue par les paléoanthropologues

18 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

On m'interroge souvent sur cette histoire de redressement du squelette, d'occultation de la vulve, et de perte de poils que j'évoque dans mon livre sur la nudité. L'affaire est assez complexe, et je pense que les chercheurs n'ont pas fini d'évoluer sur la question.

Il y a d'abord le problème du mélange de la sélection naturelle et  de la sélection sexuelle . Comme le notent Brenot et Picq dans leur dernier livre, il n'est pas facile de démêler ce qui tient de l'une et de l'autre. Au chapitre de la sélection naturelle, une adaptation à la course qui entraîne l'acquiition de glandes sudoripares et la modification de la pilosité, chez le cheval par exemple. Ce point est soulevé par Picq et Brenot p. 127 dans leur ouvrage postérieur au mien, mais assez peu développé, les auteurs préférant ensuite polémiquer contre le tenants de l'origine aquatique de l'humain (une thèse qui était défendue par Elaine Mogan dans les années et reprise par Desmond Morris dans The human animal en 1994 mais que déjà Taylor dénigrait en 1996 - Morris semble l'avoir abandonnée dans les années 2000 - The Naked woman p. 6 - lui préférant celle de la néoténie - p. 1-4 - que Picq et Brenot démontent p. 123)

L'explication par la course ne permet pas d'expliquer pourquoi le femme censée courir moins (puisqu'elle ne chassait pas ainsi que le rapplait Taylor p. 39) a moins de poils que l'homme.

Pour Desmond Morris (Le Singe nu), la rareté des poils chez la femme serait due à une extension de la seule partie dénudée du corps des gueunons : la région de la vulve. Les singes sont d'ordinaire excités par la dénudation de cette peau au point que les babouins hamadryas mâles qui ont aussi (par erreur ?) une peau dénudée et decouleur vive dans la région périéale excitent les autres espèces de babouins). On comprend mal alors notent Picq et Brenot pourquoi ensuite le pubis féminin s'est chargé de poils.

En tout cas l'érotisation du corps de la  femme comme signal sexuel intégral serait le résultat de cette ovulation cachée. Brenot et Picq recensent les causes possibles de cette occultation de l'ovulation et les objections qu'on peut adresser à ces hypothèses (hypothèse de la coopération masculine pour la chasse, la fidélisation du couple, l'échange sexe contre approvisionnement).

Il y a aussi une érotisation du corps de l'homme (manifeste dans les particularités de son pénis entre autre), qui peut s'expliquer par les choix faits par les femelles et le résultat des luttes entre mâles pour les posséder (sélection intra- et intersexuelle), tout cela dans le cadre d'une sexualité originelle qui semble n'avoir été ni celle d'une monogamie stricte (vue la taille de testicules des hommes), ni celle d'une poligynie (vu le faible dimorphisme de taille entre hommes et femmes, le dimorphisme touchant plus la forme).

Brenot et Picq sont finalement assez prudents et n'avancent aucune explictaion univoque péremptoire.

Timothy Taylor dans la Préhistoire du sexe il y a douze ans était plus audacieux dans ses explications. Il reprenait l'hypothèse de Morris sur l'extension de la nudité de la zone périnéale et la couplait avec l'idée du développement des seins comme signal sexuel de substitution (ce qui explique qu'ils soient plus gros que le besoin d'allaitement ne le requiert). Il en déduisait que les seins ont sans doute été la première partie à perdre leurs poils, en tant que signaux sexuels, ainsi que les fesses : "Les seins ont donc imité les fesses qui étaient devenues des objets sexuels"  (p. 54)

Desmond Morris dans son très récent (2004) The naked woman (que Brenot et Picq  ne citent pas dans leur bibliographie) revient sur la répartition des poils dans laquelle il voit un marqueur d'espèce (pour se différencier des autres), de genre et un marqueur ethnique (p. 7-8). Il affine l'idée des seins comme signa sexuel de substitution en notant : "The evolution of a pair of mimic-bullock on her chest enables her to continue to transmit the primeval sexual signal without turning her back on her companion" (p. 146). Sur les poils pubiens (p. 192) Morris recense leurs fonctions possibles (mise en valeur visuelle du sexe, exhalaison de phéromones), ce qui toutefois ne dit rien des concrètes de leur apparition. On entre là de plus en plus dans un fonctionnalisme qui se substitue à une descriptions claire des processus.

Mon sentiment personnel reste que l'hypothèse de l'extension de la nudité périnéale comme signal sexuel reste la plus plausible comme explication première de la rareté des poil chez la femme, l'adaptation à la course pouvant éventuellement avoir aussi joué un rôle. La nudité du mâle peut s'expliquer elle aussi en partie par une sélection sexuelle faite par la femme, en partie (d'une façon plus nette) par la course.



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Interview sur le blog de "Lili Castille"

14 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Interviews en rapport avec mon livre "La nudité"

Merci  à "Lili" d'avoir bien voulu m'interviewer et rédiger une intro très élogieuse pour mon livre.

Je vous laisse le soin de découvrir cela sur http://lilicastille.over-blog.com/article-36027573.html (publiée le 13 septembre 2009)

 

PS : Après la très injuste liquidation de son blog par son auteur, je vous propose de retrouver cette interview ici.

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Claude Gudin

5 Septembre 2009 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Je l'avoue : quand je me suis lancé dans l'écriture de mon livre sur la nudité, j'ai négligé de me plonger dans "Une histoire naturelle de la seduction" de Claude Gudin paru au meme moment que mon ouvrage, mais je suppose que la lecture du dernier ivre de Picq et Brenot pallie cette lacune. Gudin a lair d'être un drôle de personnage, il a publié un Histoire naturelle du poil chez Panama 2007. Peut-être une piste de lecture à suivre...
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