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"'Bar à frissons" recueil de nouvelles de Lili Castille

27 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Otium cum dignitate

Pour changer un peu des sciences humaines et de la philosophie, et pour se détendre un peu, je vous signale la parution d'un recueil de nouvelles intéressant : "Bar à frissons" de Lili Castille, aux éditions du Cygne. J'en ai fait le compte rendu ici (cliquez sur le lien hypertexte). L'auteur (désolé je ne féminise pas) faisait une séance de dédicace ce soir (cf la vidéo ci-dessous).
 
 
 
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"L'Histoire du Monde" sur France 5

26 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Otium cum dignitate

dialogue-sur-les-aleasComme vous le savez, je me suis amusé il y a deux ans à publier quelques réflexions sur l'histoire du monde, sous le titre "Dialogue sur les aléas de l'histoire".

 

Je regardais récemment une partie du documentaire consacré par la BBC à l'histoire du monde précisément et diffusé sur France 5, plus précisément la partie consacrée à la période allant de - 300 à + 700 que l'on peut encore voir ici. Ce documentaire qui n'est pas dépourvu de qualités reflète évidemment les préoccupations de notre époque : les thèmes écologiques, un intérêt appuyé pour le rôle des femmes, une volonté de couvrir toutes les zones du globe tout en se gardant de les présenter sous un angle synchronique - afin de permettre une mise en valeur de l'apport de chacune de ces zones sans comparer leurs niveaux de développement respectifs à chaque moment relaté.

 

Ce genre d'émission a du bon, bien qu'on puisse en contester certains partis pris. Je regrette cependant qu'il puisse encore s'y trouver des erreurs factuelles. Pour n'aborder que la civilisation que je connais le mieux (la civilisation romaine), il n'est pas normal par exemple qu'on prétende dans ce documentaire que César et Cléopâtre se considéraient comme des dieux vivants, quand on sait que la question n'a cessé de faire débat dans l'histoire en ce qui concerne César (il est peu probable que le "divin Jules" se soit pris pour un dieu, on l'a assassiné parce qu'on le soupçonnait de le croire, mais c'est un fait contestable, et notons que même au sommet de l'absolutisme du principat dans les décennies qui suivirent les empereurs n'étaient divinisés qu'après leur mort). Quand le documentaire choisit d'évoquer le martyre de Perpétue (qu'il s'obstine à appeler Perpetua sous une forme latine comme c'est la tradition en Angleterre, mais la tradition française est de franciser, c'est pourquoi on dit César et non Caesar), il y a aussi matière à s'interroger, Je vous rappelle le récit du martyre de cette sainte que j'évoque dans mon livre sur la nudité : « Elle fut enlevée, lancée en l'air (par un ours) et retomba sur le dos. Dans la chute, sa tunique fut largement fendue, elle la rapprocha afin de se couvrir les jambes, plus attentive à la pudeur qu'à la douleur » (cf le Recueil de pièces authentiques) et je vous laisse vérifier par vous mêmes dans le documentaire (dans les 20 dernières minutes) si c'est bien ainsi qu'il présente les choses ! (je serais curieux de savoir d'ailleurs ce qui autorise les auteurs de cette production à retenir la version qu'ils présentent - par exemple le fait de faire comparaître Perpétue dans l'arène dans une très peu vraisemblable robe d'aristocrate plutôt qu'en tunique - plutôt que celle-ci sachant de toute façon que tous les écrits hérités du IIIe siècle ont été largement recomposés et chargés de légendes).

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Aux USA les villes libérales contraintes d'interdire la nudité

23 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Amérique

Le conseil municipal de San Francisco à l'initiative de Scott Wiener représentant du quartier homo du Castro a approuvé à une faible majorité, mardi dernier, une loi qui interdira la nudité dans l’espace public à toute personne âgée de plus de cinq ans. Les «Naked Guys» («mecs nus») de la ville ont protesté contre ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté d’expression. La mesure fait suite à l'arrivée fréquente d'hommes nus dans les lieux publics. L'an dernier Wiener n'avait proposé qu'un arrêté imposant de mettre une serviette ou un journal avant de s'asseoir sur un banc public. Au centre des polémiques notamment, les anneaux péniens (cockrings) portés en public assez systématiquement réprimés par la police locale.

 

Le 17 juillet 2007 Brattleboro une ville très libérale du Vermont (elle rattache cette tradition au faut qu'elle ait hébergé la première colonie britannique définitive de l'Etat en 1724) avait pris une mesure identique de restriction de la liberté de se promener nu en centre-ville à titre provisoire. A Battleboro la mode de la nudité avait été lancée par une jeune femme début 2006 et surtout suivie par les adolescents. Le mois suivant la ville est redevenue "clothing optional" malgré la signature par plus de 900 personnes qui voulaient que l'interdiction devienne permanente (des manifestantes de PETA en ont d'ailleurs profité à la fin de l'été).

 

BBC News Magazine rappelait hier que la Cour suprême avait jugé que danser nu dans un club de strip-tease faisait partie de la liberté d'expression et interrogeait des juristes américains sur la question de savoir s'il en allait de même de la nudité publique.

 

 

 

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Vers une jurisprudence Civitas contre FEMEN ?

22 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Europe

Les FEMEN dont j'ai évoqué récemment l'installation en France ont été malmenées (du moins selon leur version des faits) par le service d'ordre de l'organisation chrétienne intégriste Civitas lors d'une manifestation contre le mariage homosexuel dimanche dernier à Paris.

 

Le responsable de cette dernière sur son site a annoncé mardi qu'il portera plainte contre les Femen qui,selon lui, se sont «rendu[es] coupable d’exhibitions sexuelles (…), de diffusion de message à caractère violent ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine et susceptibles d’être vus par des mineurs (...), de violences en réunion et avec armes (...) y compris contre des enfants, d'entrave concertée à la liberté de manifestation par menaces, de violences et voies de fait (article 431-1 du code pénal) ainsi que pour injures envers Civitas et les manifestants».

 

Le concept des Femen de "terrorisme non-violent", leur jeu ambigu sur l'agression symbolique, la transformation d'une nudité féminine "accueillante" dans la représentation patriarcale traditionnelle en "nudité de combat" (plutôt codée masculine) bouscule des catégories anthropologiques très anciennes et très structurantes - voire en ressuscite d'inquiétantes, celles de la nudité "apotropaïque" (à la manière africaine, ou la nudité de Méduse sur les boucliers) . Ce qui est une façon de "jouer avec le feu". Elles heurtent aussi les principes plus récents (et très en vogue) de la protection de l'enfance, du respect des croyances et de la pudeur de chacun. De ce point de vue la problématique en France est à peine différente de ce qu'elle était pour elles en Ukraine.

 

Cette dimension très "borderline" du mouvement fait leur attrait aux yeux de leurs partisans parce qu'elle les place à l'avant-garde du bouleversement des représentations, mais elle les isole aussi, parce qu'elle les situe à la limite de la loi (il est intéressant d'ailleurs qu'après avoir enseigné dans leurs entraînement l'art d'échapper à la police elles se soient plaint de n'avoir pas été plus protégée par celle-ci) et parce que le système de représentation alternatif proposé reste encore largement impensé et inachevé (qui de ces corps féminins dénudés mais guerriers qui refusent tout autant le sourire que la violence, quid de son statut dans la société de demain qu'elles souhaitent promouvoir ?).

 

Si la plainte devait déboucher sur un procès, nul doute qu'il serait instructif d'en suivre les débats...

 

 

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"Ethnoroman" de Tobie Nathan

14 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Histoire des idées

ethnoroman.jpgOn trouvera en cliquant ici mon compte-rendu du livre de Tobie Nathan "Ethnoroman" pour Parutions.com.

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Faut-il rendre les objets volés par les Vikings ?

11 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Otium cum dignitate

Gaulois.jpgLe débat agite les milieux archéologiques danois : Le musée national du Danemark possède un coffret doré sur lequel il est écrit "Ranvaik possède ce coffret", Ranvaik étant le nom d'une noble viking. L'ennui c'est qu'il provient d'Irlande ou d'Ecosse où il fut fabriqué à la fin du VIIIe siècle pour servir de reliquaire puis où il fut volé à l'Eglise au terme d'une razzia. Alors, faut-il le rendre ? Si oui à qui ?

 

Cette discussion bien sûr rappelle celle qu'il y eut en France autour des têtes maories de la ville de Rouen. Comme on peut s'en douter elle s'insère dans des réflexions sur la brutalité des Vikings (ont-ils autant détruit, pillé, assassiné et violé qu'on l'a dit ? Leurs adversaires n'ont-ils pas fait de même ? etc.  voir par exemple la critique de livre ici). A suivre...

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Interviewé par un journal suisse sur "Nackte Männer"

4 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Interviews en rapport avec mon livre "La nudité"

le-matin-dimanche.jpgSuite à la polémique autour de l'exposition Nackte Männer du Museumsquartier à Vienne (et son "Mr Big" de Ilse Haider à l'entrée), j'ai été interviewé par le journal suisse "Le Matin dimanche" de Genève.

 

Le thème de l'interview : est-ce que la nudité masculine est moins bien acceptée que celle des femmes dans nos sociétés ?

 

J'ai essayé de développer les idées suivantes : la nudité masculine a à voir chez les primates avec la violence (l'exhibition guerrière des genitalia), elle en a d'ailleurs les attributs dans la nudité sportive grecque et encore dans certaines guerres modernes. C'est aussi une nudité plus sexuelle, parce que la femme, à cause des traits de néoténie relevés dans son anatomie (je vous renvoie à Desmond Morris) peut voir sa nudité plus facilement classée dans un registre d'innocence, d'idéalité asexuée, d'enfance, de paradis perdu (Adam et Eve). Enfin il y a un contexte spécifique actuel dans la mesure où certaines valeurs archaïques de la virilité (notamment leur dimension violente) sont remises en cause, tandis que la nudité masculine peut consacrer le regard de la femme comme sujet de désir (même si ce n'est pas mécanique, évidemment, la femme n'éprouvant pas un désir mécanique devant la nudité - mais souvenons nous du Saint Sébastien de Fra Bartolomeo soustrait au regard des fidèles dans une église de Florence parce que des femmes de la ville avaient avoué en confession qu'il les faisait fantasmer. Tout le problème du positionnement des hommes dans de nouveaux rapports identitaires de genre où les vieilles valeurs machistes sont condamnées par le discours dominant.

 

Mes propos sont cités aujourd'hui dans le journal p. 84 dans un article de Geneviève Comby sous le titre "Pourquoi les hommes nus nous dérangent tant ?"

page83

 

 

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"Câlinothérapie" et modes de vie actuels

4 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

L'Eglise ouverte de Saint-Gall en Suisse a conçu récemment le projet de soirées «câlins» qui étaient censées donner l'occasion à tout un chacun d'assouvir son besoin de tendresse. «Se blottir l'un contre l'autre correspond à un besoin profond de l'être humain qui n'a rien à voir avec le sexe», écrivait sur son site Internet (selon la presse, mais le site n'est lus accessible) l'Eglise ouverte de Saint-Gall.

 

Les soirées-câlins existent déjà aux Etats-Unis, en Suisse l'idée de les importer revenait à un certain M.Thomas Joller, mais le pasteur de l'église réformée Saint Laurent ne l'a pas entendu de cette oreille, et finalement l'Eglise ouverte a dû renoncer à son projet.

 

Le corps, très à l'honneur dans sa dimension scopique dans nos sociétés, garde, sur le versant tactile une dimension qui fait peur, peut-être trop en porte à faux avec la rationalité que l'on veut inculquer à nos contemporains. Beaucoup ne voient guère la différence entre l'étreinte prodiguée par la mystique hindouïste Amma, et les connections entre spiritualité et sexualité qu'on trouve dans les écoles de massage tantrique parisiennes ou divers groupes de "développement" psychologique souvent critiqués par la presse (voir ici).Pourtant il est probable que la câlinothérapie continue de susciter des vocations en Europe. Le mode de vie très cérébral qu'implique la complexification des normes, l'accélération des tâches, la multiplication de ordinateur etc (sans oublier le problème de la solitude, et la mise à distance d'autrui par l'individualisme) fait nécessairement naître un besoin de compensation dans ce domaine.

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Les recherches de Mme Pasche Guignard sur la nudité et le divin

1 Novembre 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Généralités Nudité et Pudeur

krishna_steals_gopis_clothes.jpgRécemment j'ai dit un mot sur ce blog des travaux de Mme Magali de Haro Sanchez sur les papyrus iatromagiques égyptiens. Toujours soucieux de maintenir ce blog en lien avec les recherches universitaires récentes, je voudrais dire un mot de la thèse de Mme Florence Pasche Guignard intitulée "De quelques  représentations de figures féminines en transaction avec des dieux : Exercice d’exploration thématique différentielle en histoire comparée des religions", thèse de doctorat sous la direction de Maya Burger et Dominique Jaillard, soutenue le 18 septembre 2012 à la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne.

 

Je ne parlerai ici que du deuxième axe "Le retrait au corps" de la partie III intitulée "Exploration", car il recoupe en partie certains aspects de mon livre "La nudité pratiques et significations". L'historienne des religions, après avoir décrit comment, dans le rapport aux dieux, le corps féminin peut être équipé d'attributs ornementaux, conjugaux ou érotiques, il existe aussi une corporéité féminine marquée par le retrait de certains signes distinctifs, retrait qu'elle concçoit sous deux catégories, celle de la nudité et celle du dépouillement.

 

akkaSur le versant de la nudité (que l'auteur aborde sans avoir lu mon livre et donc sans dialogue possible avec mes propres recherches, il faut le préciser), Mme Pasche Guignard part de la figure d'Akka Mahadevi, qu'elle présente comme "une figure féminine de la bhakti sivaïte de l’Inde du sud au 12e siècle, "souvent représentée nue dans l’iconographie traditionnelle", mais couverte d'une chevelure abondante (comme sainte Agnès sous nos latitudes), qui atténue son érotisme (alors que pourtant la chevelure a parfois une valeur érotique dans d'autres contextes).

 

Elle identifie cinq cas d'utilisation de la nudité devant les dieux : (1) la mise à disposition du corps féminin pour le dieu (en tant que corps de  la  bien-aimée) ;  (2) un choix ascétique souvent associé à une marque de liberté  par  rapport aux contraintes et aux attentes de la société ; (3) une violence contre le corps féminin dans le but de porter une atteinte à l’honneur ;  (4) une prescription rituelle ; (5) une manifestation de folie temporaire imposée comme châtiment par une divinité.

 

Le cas de Akka Mahadevi pouvant entrer dans le rubrique (2). Le cas des filles de Protée qui errent nues à la suite d'une décision d'Aphrodite dans les Histoires Variées d'Elien relèverait du (5), mais Mme Pasche-Guignard s'en tient au corpus indien.

 

Elle retient

- donc pour la catégorie (3)  le déshabillage de Draupadi dans le Mahabharat (repris dans dans le Padavali attribué à
Mirabai) quand Duryodhana vainqueurs à une partie de dés demande aux époux de Draupadi de la dévêtirà la cour du roi Dritharastra avant d'être sauvée par Krishna

- pour la (4) le « vol des vêtements » (cir haran) des gopis (dans le Bhagavata Purana) par Krishna que j'ai voqué dans "La Nudité".

- et pour le (1) le pad du Padavali.

 

A partir d'une étude du déshabillage de Draupadi et du "vol de vêtements" de gopis, F. Pasche-Guignard rappelle que la nudité féminine, danger pour l'honneur de la famille de la femme et pour l'intégrité psychologique de l'homme qui la désire d'un point de vue patriarcal, est aussi une punition pour la femme (je renvoie ici à mes propres développements sur la nudité-humiliation dans mon livre précité).

 

On trouve dans son travail d'intéressantes mises en rapport de la nudité avec les lieux de son déploiement : par exemple sur la légitimité de la nudité (ce que j'appelle pour ma part la nudité-don) dans la chambre de la belle famille (avec au passage des remarques utiles sur la difficulté de traduire le vers "Je suis assise, parée et maquillée, dans la maison du Bien-Aimé et maintenant je n’ai même plus de brassière").

 

DSCN5912Il y a dans le travail de F. Pasche-Guignard une remise en contexte de la nudité féminine à l'égard de la problématique générale du dépouillement (et donc de l'abandon des marques sociales et du luxe). Elle note que la poétesse Mirabai du XVIe siècle (auteur des Padavali) renonce au luxe (pensons au dernier livre pour le "grand public" de P. Morand sur les religions et le luxe) sans renoncer au vêtement et les nonnes jaïns ne se dénudent pas (à la différence de certains renonçants masculins). Akka Mahadevi reste l'exception plus que la norme. Dans les rites de transition (que j'ai pour ma part rattachés aux travaux de Goffman) l'abandon des parures ou l'abandon complet des vêtements joue un rôle comparable. Dans une excursion hors du corpus indien l'historienne renvoie au dépouillement de Cassandre (dont on peut noter aussi que dans l'iconographie grecque il va jusqu'à la dénudation partielle, et même une dénudation des plus violentes selon les canons de représentation de la Grèce classique).

 

Les questions que pose F. Pasche-Guignard sur la place de la dénudation dans les religions, ainsi que leur mise en contexte (par exemple le lien avec l'eau, la double mise en danger de l'eau et de la nudité, pensons aussi au baptême) peuvent donner lieu à beaucoup de prolongements à partir de l'étude de corpus culturels hétérogènes et éclairer le rapport anthropologique de l'humain à ses vêtements. Je pense aussi comme le suggère l'auteur lui-même que cela devrait être pensé avec la problématique de la nudité des dieux et des déesses (il faudrait reprendre à nouveaux frais les intuitions de Georges Devereux là-dessus en les libérant de leur gangue psychanalytique). Je tombe par hasard en ce moment sur des remarques intéressantes de Tobie Nathan (dans son autobiographie dont nous ferons bientôt la recension) sur le rapport érotique des peuples sémitiques au divin (notamment à travers la hiérodulie). C'est aussi une dimension religieuse de la nudité qu'il faut tenir ensemble avec les analyses de Mme Pasche-Guignard. Nous aurons peut-être l'occasion d'y revenir.

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