Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Débats anthropologiques autour des charmes féminins et masculins

17 Mars 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Anthropologie du corps

Après la carte mondiale des tailles de pénis (ici), voici celle sur les seins (ici). La première reposait sur un dispositif déclaratif, la seconde sur les ventes de soutien-gorge (mais en supposant un peu vite que tous les consommateurs du monde ont le choix des tailles). Bref le taux de fiabilité de ces cartes est très faible.

 

Parallèlement le Net a beaucoup parlé ces derniers temps d'une étude publiée dans dans la revue scientifique Archives of Sexual Behavior de Viren Swami et Martin Tovée des universités de Manchester et Newcastle selon laquelle le goût pour les fortes poitrines serait corrélée à une forme sexisme "bienveillant" chez les hommes (voir ici). L'étude repose sur le croisement de notations d'images en 3 D avec des adhésions à des énoncés sexistes. Ce qui m'étonne un peu dans cette enquête est que, alors que les auteurs ne sont pas a priori hostiles aux théories évolutionnistes sur lesquelles ils ont travaillé par le passé, cette fois ils insèrent cette fois leur enquête dans un cadre exclusivement culturaliste. Il faudrait sans doute regarder de plus près leur article.

 

Dans des travaux précédents ils avaient mis au jour (sous réserve de la validité de leurs méthodes) des constats tels que : les hommes stressés mais aussi les hommes affamés préfèrent les femmes enveloppées (ce qu'ils ne purent cependant corroborer avec le paramètre du besoin économique), les Japonais se fient plus à la forme du corps des femmes que les Britanniques et préfèrent des indices de masse corporelle inféieures (mais sans différence significative quant au critère du rapport taille-hanche),

 

Ils avaient aussi déployé des travaux sur l'attractivité masculine, montrant par exemple en 2007 que les femmes grecques manifestaient une plus forte préférence pour un rapport taille-poitrine (WCR) plus bas (c'est à dire une partie supérieure du corps plus développée, comme d'ailleurs les homosexuels en Angleterre, et les femmes malaisiennes en milieu urbain) et un poids global moins élevé que les femmes britanniques (alors qu'en Malaisie en milieu rural les corps massifs et cylindriques sont plus appréciés - renvoyons ici directement à la lecture de leur article en ligne sur la Malaisie et aux très intéressantes sources livresques sur l'image positive de l'obésité masculine dans les sociétés traditionnelles).

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article