Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #les tubes des annees 1980 tag

Madonna victime du jansénisme ?

19 Octobre 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Les tubes des années 1980, #Christianisme

C'est écrit dans la biographie de Madonna écrite par Lucy O’Brien en 2008 : la mère de Madonna était québécoise et janséniste (cf ci dessous)...

Mince ! moi qui croyais le jansénisme éteint depuis la révolution française...

Bon... le livre cite Richard P. McBrien qui fut conseiller théologique de Dan Brown pour le Da Vinci Code... Donc méfiance...

Madonna victime du jansénisme ?
Madonna victime du jansénisme ?
Madonna victime du jansénisme ?
Lire la suite

Gérard Lenorman et "Les Dents de la Mer"

4 Septembre 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Les tubes des années 1980, #Histoire des idées, #Christianisme

Gérard Lenorman et "Les Dents de la Mer"

Les lettrés (qui ont leurs propres démons) prennent de haut la culture populaire. Pourtant, il y a dans ce domaine des ingrédients qui peuvent perdre des millions d'âmes (un petit exemple récent dans cette vidéo). Un exemple : en 1975, sort le film "Les Dents de la Mer" de Steven Spielberg.

Les démons ont tellement aimé cela, qu'ils ont permis à une médium française aujourd'hui confirmée, et à l'époque jeune, de pouvoir aller voir le film aux Etats-Unis par bilocation - voir son témoignage ici.

A l'autre bout du spectre spirituel Gérard Lenorman, chanteur français semble-t-il d'inspiration catholique (il a chanté "L'enfant des cathédrales") et marqué à droite (il a soutenu Giscard d'Estaing en 1981) en réaction contre ce film en 1976 sort "Le gentil dauphin triste". Etant enfant bien sûr je ne comprenais pas le sens de cette chanson.

G. Lenorman pour tout le monde au début des années 1980 était marqué, comme Yves Duteil, comme un chanteur démodé, gnagnan, trop candide. On peut se demander si cet artiste, qui, au fond, a probablement cherché à être lui-même, a incarné la bonne réponse, douce (probablement la plus conforme au style évangélique) à ce film violent. Il est probable qu'une réponse plus "productive" auprès du marais des gens (comme moi) qui n'étaient ni dans la violence ni dans la douceur aurait pu être une chanson plus colorée, plus "second degré" etc. Qu'est-ce que la mièvrerie ? La mièvrerie n'est-elle mièvre à nos yeux que parce que nous sommes dans des sociétés très violentes qui nous ont rendus "accros" à une certaine violence, même soft, à un certain cynisme ? Cette est elle, "sub specie aeternitatis" (sous la catégorie de l'éternité) la plus conforme aux vraies valeurs qui doivent guider l'humanité ?

Lire la suite

Michael Jackson et la sorcellerie

14 Février 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Les tubes des années 1980, #Médiums

Michael Jackson et la sorcellerie

Sermon intéressant du pasteur G. Craige Lewis sur Michael Jackson en 2014 (même s'il a le tort d'être homophobe et très imprécis sur ses sources). Peut enrichir mon livre sur les tubes des années 1980.

En gros le propos est le suivant : ce chanteur a acheté le catalogue musical des Beatles pour invoquer l'esprit d'Aleister Crowley (Madonna aussi fut fan de lui, ce fut le cas aussi de David Bowie et Genesis), qui, dans son livre Liber 777 apprenait aux gens à invoquer des entités, et vénérait Cybèle, dont les prêtres, les corybantes qui avaient des cheveux coiffés et ondulés comme ceux des femmes, des visages blancs comme des murs délavés, ils étaient castrés, gardiens des enfants et des nourrissons, participaient à leurs rites de passage à l'âge adulte Ils pratiquaient la magie et la divination pour de l'argent. Ces corybantes poussaient des hurlements sauvages et lançaient des sons stridents durant leurs pas de danse au son de la flûte et du rythme sourd du tambourin. Quand la divinité entrait en eux, ils étaient remplis de pouvoirs divins et se mettaient à danser de manière incontrôlée dans des transes extatiques. M. Jackson était un médium qui avait canalisé ces énergies-là. Selon le pasteur des magazines comme Ebony de décembre 2007 donnent une image angélique de lui pour tromper les gens (c'est discutable...). Il relève certaines phrases hérétiques de ses chansons. "As God has shown us by turning stones to bread" dans We are the world. Dans Mathieu 4:3 c'est le diable qui met Jésus au défi de le faire. Dans "Another part of me " (qu'il a chantée habillé comme l'androïde maléfique Maria du film Métropolis) il décrit le néphilim qui l'habite qui dit "We're taking over/We have the truth,/This is our planet / You're one of us" et surtout "The planets are lining up", ce qui, en astrologie païenne selon le Pasteur (là aussi c'est contestable, puisque le paganisme n'a rien à voir avec Nimrod) correspond au retour de Nimrod, petit fils de Noe, pour finir la tour de Babel. "Blame it on the Boogue" parle d'un rythme ensorcelé (spellbound) comme une drogue, "the devil's got in to me" (Quincy Jones dansa comme un possédé dans la rue après avoir écrit cette chanson). M. Jackson a dit dans une interview à Martin Bashir qu'il grimpait dans "l'arbre qui donne" ("the giving tree") pour recevoir ses chansons. Aleister Crowley a dit dans son livre qu'il avait une salle des miroirs et que si l'on regarde dans un miroir on peut voir à l'intérieur de soi-même et canaliser les esprits de ceux qui nous ont précédé et qui ont abusé de nous pour en faire des guides. M. Jackson a créé une salle des miroirs où il pouvait canaliser les esprits. Il a avoué dans Psychic News du 14 février 1987 y parlait avec l'esprit du pianiste Lee Liberace, son ange gardien, qui lui donna la permission d'enregistrer "I'll be seeing you" (mais ce point est aussi controversé car l'intéressé était témoin de Jéhovah à l'époque, ). Il a reçu ses meilleures chansons dans ses rêves. Le pasteur en conclut qu'il a canalisé Morphée, dieu des rêves soumis à Serapis Bey (membre de la Fraternité blanche, selon le pasteur c'est lui que les catholiques vénèrent à tort en croyant que c'est Jésus), Hypnos et Thanatos frères de Morphée. Il dormait parfois trois jours de suite. Un Esprit lui aurait dit que s'il refuse de dormir pour recevoir une chanson, l'Esprit la donnerait à Prince. Il provoquait son sommeil par des sédatifs. Dans l'album History il est représenté par une statue de lui comme Nébucadnetsar (Nabuchodonosor ) avec 777 sur son bras droit.

Dans le même esprit voir cette page de blog.

Sur d'autres aspects de l'investissement anti-chrétien dans la musique, on peut aussi se reporter aux travaux du père Benoît Domergue, dont certains estiment qu'il a repris des thématiques du père canadien Jean-Paul Regimbal.

Lire la suite

Shannon et le mysticisme amoureux

14 Mars 2014 , Rédigé par CC Publié dans #Les tubes des années 1980

Des lecteurs qui ont lu mon livre sur les tubes années 1980 ne comprennent pas bien ce que j'entends par "mysticisme amoureux" de la pop music.

 

Une tubesVoici une illustration avec Shannon "Let the music play"

 

 

 

La chanson est composée en 3 parties.

La première raconte comment l'amour s'est installé entre une fille et un garçon sur une musique.


La naïveté de l'amoureuse, qui croit que ça y est il n'y aura plus qu'à partager le sentiment

Puis à la 51 ème seconde le grain de sable dans l'engrenage : la musique a changé et l'amoureux est parti danser avec quelqu'un d'autre.

Et là , la fille a un coup de génie. Plutôt que de s'énerver, de fondre en larmes ou de partir, à la minute 1minute 10 secondes, elle demande à l'Amour ce que l'Amour lui demande de faire

Et l'Amour dit (1minute 16) : "Laisse jouer la muisque" (c'est le lâcher prise, laisser être), et la promesse "he won't get away", "just keep the groove" (continue de danser, ou de suivre ton sillon) et il te reviendra (c'est la promesse pascale de la résurrection). et même à la deuxième partie du refrain l'Amour explique pourquoi : parce que c'est un groove que l'autre ne peut ignorer, et la promesse se fait encore plus définitive : "he won't leave you any more".

Alors on bascule dans deuxième partie de la chanson, 1 minute 42, qui est la partie du miracle :

Le type est dans le mensonge. Il fait semblant que ce n'est qu'une danse, que tout ça n'était rien, qu'il a tourné la page, mais... "but I see, he's dancing his way back to me" : à la limite la fille le voit déjà revenir alors que lui-même croit qu'il est en train de danser avec quelqu'un d'autre. Parce qu'elle est amoureuse, elle est medium, elle voit ce qu'il ne voit pas.

Et là elle explique ce qui s'est passé dans la tête du type minute 1'55 : le type a découvert qu'ils étaient de "vrais amoureux". Et comment l'a-t-il découvert ? Par l'action ésotérique des corps à distance, parce que la fille n'a pas arrêté de danser (c'est à dire d'aimer et d'obéir aux ordres de l'Amour), elle est restée fidèle à cette "magic from the very start" (à la magie qu'il y avait depuis le tout début) et que l'autre idiot a oublié le temps d'une danse, et qui a fait que le courant continuait à passer même quand ils dansaient loin l'un de l'autre.

A la minute 2'15, quand le miracle est accompli, la fille reprend les paroles du début "we started dancing", c'est à dire que l'amour reprend tout son pouvoir "normal", celui qu'il avait instauré au début de leur relation, et elle reprend dans le refrain la prophétie de l'Amour "let the music play, he won' get away"

Puis commence la 3ème partie (comme dans toutes les chansons pop) : un résumé des termes forts : il a voulu se mentir à lui même mais moi je vois qu'il me revient. Let the music play-he'll come back to you, sont repris sur un ton lyrique par la chanteuse comme des incantations sacrées. Tout ça c'est du vaudou musical.
 

Lire la suite

"Les tubes des années 1980" pour se distraire...

27 Mai 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Les tubes des années 1980

Une tubesUn petit livre de divertissement que je viens de publier, en vente ici, ou sur commande chez les libraires, et dans une quinzaine de jours sur Fnac.com.

 

Descriptif :

 

"Les gens nés entre 1965 et 1975 ont gardé de la décennie musicale des années 1980 un souvenir enchanté. Parce qu'il y avait de la diversité, de la surprise tous les mois, parce que les synthés progressaient d'une année sur l'autre, parce qu'il y avait toujours de l'imagination, de la spontanéité.

 
Le sociologue Christophe Colera essaie de restituer dans ce livre l'univers imaginaire que créaient les vagues de tubes anglo-saxons, français, italiens, allemands, qui à cette époque-là, se déversaient sur les ondes de radio et de télévision, marquant l'avènement d'une ère nouvelle où la pop music globalisée ne relève plus du simple passe-temps agréable mais devient un vecteur culturel central et une valeur structurante de l'identité de toute une génération.


On retrouvera dans ce livre un descriptif des principaux succès qui dominaient la programmation musicale des radios de la bande FM à l'époque et qui ont durablement marqué les esprits dans les décennies qui ont suivi. Cet ouvrage évoque également la sensibilité d'une époque : ses rêves amoureux, ses inquiétudes politiques (autour de la guerre froide par exemple), sa façon de saisir le désir et de se représenter le monde qui, à maints égards, n'a plus grand-chose à voir avec celle des années 2000-2010."

Lire la suite