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Articles avec #nudite-pudeur en afrique tag

Le "général cul-nu" (butt naked) Joshua Blahyi, devenu pasteur (Liberia)

11 Août 2016 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Afrique, #Histoire secrète, #Christianisme, #Médiums, #Notes de lecture

Vous vous souvenez que, dans mon livre la Nudité Pratiques et significations, j'ai parlé du général Butt naked (Joshua Blahyi)), qui, se battant nu au Libéria au cours de la guerre civile des années 1990, a fait périr au moins 20 000 personnes . Devenu pasteur protestant, il raconte sa conversion dans "The redemption of an African Warlord" (editions Destiny Image, 2013), une expérience que son préfacier Bojan Jancic qualifie de d'histoire de conversion "la plus radicalement fascinante depuis Saint Paul".

J'avais classé le combat nu de ce général comme celui des Celtes, dans la rubrique la "nudité-affirmation". Mais selon Blahyi il s'agissait d'une nudité humiliante : "Je devais me battre 'cul nul', écrit-il dès la page 19, parce que c'était l'exigence de la force spirituelle qui me donnait le pouvoir. C'est juste un exemple de jusqu'où Satan peut aller pour humilier un être humain au nom de son intention de lui donner un pouvoir".

Il explique que la tribu guerrière dont il est issu croyait beaucoup au pouvoir immanent et exigeait des vaincus un renoncement par traités rituels à leur souveraineté pour ne pas être ensorcelée par eux. Ces guerriers professionnels avaient pour chef non le plus âgé comme d'ordinaire en Afrique mais le plus fort. Une branche, les Sarpo-Krahn, renonça à la guerre et s'établit à Greenville sur les bords de l'Atlantique, mais ils furent massacrés par leurs frères guerriers Krahn après avoir rencontré des missionnaires et tenté à leur tour de les évangéliser. Un survivant, Saydee fut "empowered", doté d'un pouvoir, ainsi que ses compagnons, par l'esprit Nya-Ghe-a-weh pour venger les siens grâce à un talisman (qui envoûtait avec un éternuement cf p 28, j'ai aussi vu cela avec des mediums), avec notamment un pouvoir de voler et disparaître à volonté. Sa vengeance réalisée, Saydee devint grand prêtre de Nya-Ghe-a-weh que lui et ses descendants seraient les seuls à voir et Nya-Ghe-a-weh choisirait à loisir ses prêtres dans cette ethnie qui sont en fait désormais "ses guerriers".

Alors que l'ethnie avait perdu Greenville face aux Kru, l'oncle du grand père paternel de Blahyi, séduit par l'éducation occidentale du gouverneur proposa à sa tribu d'abandonner ses traditions. En raison du refus de Nya-Ghe-a-weh il fut banni du clan, mais poussa l'arrière grand père de Blahyi à baptiser son fils (le grand père de l'auteur qui allait être un bienfaiteur de la tribu) et poursuivit clandestinement l'éducation de sa tribu.Tous ces éléments sont importants pour comprendre les malédictions sur plusieurs générations dont parle la Bible.

Le frère préféré du père de l'auteur mourut assassiné dans des circonstances assez mystérieuses le jour de la fête de l'obtention de son baccalauréat (p. 48) par des gens qui voulurent lui montrer que l'éducation ne sert à rien. Cet oncle mourant fit jurer au père que leur nom de famille serait placé parmi les lettrés. Ainsi engagé dans le combat pour l'éducation, le père de l'auteur devint comptable spécial du ministre des finances Steven A.Tolbert, le frère de William qui fut un président progressiste de 1970 à son assassinat en 1980, mais il dut devenir grand prêtre de sa tribu selon les lois coutumières. Nya-Ghe-a-weh exigea que son fils ainé fut éduqué dans la tradition pour pouvoir le seconder utilement et lui succéder le moment venu.

La première femme du père de l'auteur, Ma Saybah, une Lorma du comté de Lofa, faisait partie de la société secrète des Sande. Le fils ainé Benedict-Nnawyieee fut initié par la société secrète des Poro de l'ethnie maternelle. Il en résulta qu'au village l'oracle de Nya-Ghe-a-weh le rejeta comme prêtre et lui lança une malédiction "d'instabilité". La mère de l'auteur, déjà mariée et mère, mais qui était une personnalité importante, fut choisie par les vieux du village pour enfanter le prêtre enfin digne qu'exigeait Nya-Ghe-a-weh. Un sortilège fut fait pour que le père de l'auteur couchât avec elle à Monrovia, et de cet accouplement naquit l'auteur. Mais la première femme fut furieuse. Elle tenta de retrouver sa rivale par des devins mais n'y parvint pas pendant la grossesse car celle-ci à Monrovia était protégée par Nya-Ghe-a-weh. A la naissance de l'auteur, Ma Saybah envoya une prophétesse auprès de sa mère qui lui offrit une pièce de 25 cents comme cadeau. L'enfant joua avec mais elle disparut par miracle. Une sorcière dit à la mère de l'auteur que son fils était un enfant bizarre à surveiller avec prudence.Après l'échec de la malédiction de la pièce, Ma Saybah convainquit le père de ramener le fils au village auprès du demi-frère Benedict mais échoua aussi à le détruire. Comme l'auteur était doué pour l'école, le père refusa de le nommer grand prêtre et même enfanta un autre bébé pour qu'il occupe cette charge. Nya-Ghe-a-weh le punit d'abord en accablant le fils d'une maladie puis au bureau du père à Monrovia en provocant chez celui-ci des tremblements terribles alors que son staff était endormi et le menaça de tuer son fils s'il continuait de désobéir.

Le père fit admettre par Nya-Ghe-a-weh que son fils devînt prêtre à sa place, bien que fort jeune, ce que le dieu accepta dans un rêve. L'auteur lors de son initiation comme prêtre vit Nya-Ghe-a-weh. Pendant plusieurs jours le dieu lui montre les actions de sa belle-mère contre lui, le poids d'une ombre sur sa vie, les trahisons et lâchetés des ancêtres. L'enfant promet d'être fidèle à Nya-Ghe-a-weh qui lui assure qu'il lui réserve un destin exceptionnel.

Joshua Blahyi raconte le détail de son initiation (il affirme que Jésus aujourd'hui l'incite à le faire sans crainte pour démystifier son ancienne idole), et notamment comment son dieu le fait sauter de son rocher sacré, lui fait manger de la chair humaine, lui donne ses pouvoirs surnaturels d'invulnérabilité etc. Le récit rappelle exactement les récits européens antiques et les légendes africaines, sauf que là ça ne se donne pas du tout comme des légendes mais bien comme une histoire réelle survenue il y a une quarantaine d'années.

Après cela c'est comme le mécanisme d'une machine infernale qui se déclenche.Blahyi raconte comment il recrute des prêtres et des sorciers à son service et au service de Nya-Ghe-a-weh, et s'assure la fidélité des gens par des envoûtements, des sorts jetés sur la nourriture, sur l'eau etc. Blahyi doit effectuer des sacrifices d'enfants pour Nya-Ghe-a-weh aux nouvelles lunes. Il explique comment il pénètre par le sommeil dans l'esprit des gens qu'il veut tuer, capture cet esprit de sorte que le corps reste en état de mort clinique au petit matin, disponible ensuite pour le rituel anthropophage.

Une fois il a peiné à avoir le corps d'une petite fille parce que sa mère était chrétienne (il ne pouvait acheter la confiance de la fille même en lui faisant un cadeau car elle le refusait) mais Nya-Ghe-a-weh tenait à ce qu'il réussisse. Il a alors abusé d'une faiblesse de sa mère. Comme il n'était encore qu'un enfant - quoique déjà grand prêtre - il lui offrit un pièce de 25 cents, comme sa belle mère l'avait fait à sa mère par le truchement d'une "prophétesse". La mère accepta, les gens du voisinage s'amusèrent en disant que c'était une "dot". Et en effet, ce fut une dot car ensuite la mère avait sans le savoir ainsi conclu un pacte et ne put défendre sa fille qui mourut la nuit suivante.

Lorsque le président Samuel Doe (qui allait être un grand allié de Ronald Reagan dans la région), membre de l'ethnie Krahn prend le pouvoir en 1980, Blahyi en tant que grand prêtre du plus grand dieu de l'ethnie devient de fait son tuteur spirituel : Doe fut un des milliers de prêtres - placé au rang 7 - de Nya-Ghe-a-weh. Et ce fut à l'échelle du pays tout entier, et même de la sous-région qu ele culte de Nya-Ghe-a-weh, avec son système d'embrigadement et de sacrifices d'enfants fonctionna.

Toutefois à la fin des années 1980, le système de Doe s'affaiblit. Celui-ci, trop ambitieux spirituellement, se fait aussi initier dans les rites d'autres cultes comme les Poro et la franc-maçonnerie. Par le biais des Poro, à un moment en 1990, Prince Y. Johnson allié de Charles Tayor arrive à couper la protection de Nya-Ghe-a-weh et la canalisation entre Blahyi et le président. Celui-ci est assassiné. Avec la guerre civile les Krahn risquent d'être massacrés en représailles, et Blahyi alors donne libre cours à sa fonction de guerrier que lui a conférée Nya-Ghe-a-weh. Il arme ses hommes, constitue une armée, et raconte les pouvoirs exceptionnels dont il bénéficie grâce à son dieu (celui de terroriser, celui de faire en sorte que les balles passent toutes très loin de son corps).

Cette partie de sa vie est aussi spirituellement instructive, notamment lorsqu'il évoque une guérilla musulmane. Il explique qu'il a toujours senti que, pour pouvoir travailler avec elle, il devait entamer une négociation avec leur dieu, alors qu'avec les chrétiens aucune négociation avec leur Dieu n'avait jamais été possible et il n'avait l'esprit des chrétiens que lorsque ceux-ci d'une manière ou d'une autre brisaient le pacte avec leur Dieu, comme la mère de la fillette dans les années 70. Il y a aussi des remarques importantes sur les dieux qui contrôlent les autres pays africains, les alliances qui ont pu être passées avec eux etc. (cela rejoint le propos de Derek Prince dans cette vidéo sur le démon roi de Perse en 41ème minute ici).

La conversion au christianisme du général "Butt naked" est tout aussi surnaturelle. Il y a d'abord la voix de Jésus qui lui dit qu'il n'est pas roi et qu'il est esclave de lui-même, mais bien sûr cela ne suffit pas, cela l'ébranle juste un peu, puis il y a cette association protestante pour la paix qui se constitue, et dont certains membres, avec un courage inouï et dans le plus grand calme, alors qu'il fait régner la terreur à Monrovia, vont frapper à sa porte et prient chez lui. Et petit à petit cela fonctionne. Le cœur de Blahyi s'attendrit, une balle touche son tibia, Nya-Ghe-a-weh qui lui rendait visite toutes les nuits pour lui faire faire des voyages astraux s'absente une fois - et c'est un prodige chrétien étrange qui remplace cette visite - et, quand Blayi se rend au groupe de prière des protestants pacifistes, Nya-Ghe-a-weh n'est plus qu'une idole affaiblie et terrorisée. Blahyi avait peur des représailles de son dieu après la trahison, mais il comprend bien vite que ce démon ne peut rien contre le Dieu des chrétiens quand la foi est assez ferme. Il voit aussi que les idoles n'ont aucun pouvoir sur la Terre si le cœur des hommes ne leur sert pas de relais - car, explique-t-il, au commencement des temps Dieu a confié la Terre à l'homme, et non aux esprits qui, sans l'aide de l'homme, n'auraient aucun pouvoir sur elle.

Depuis lors Blahyi est devenu pasteur, il s'est marié, a fondé une famille et œuvre à la réconciliation des Libériens. Il dit qu'il était prêt à subir la peine de mort à cause de ses péchés commis du temps de ses pratiques idolâtres et pour mourir en martyr du Christ, mais la justice des hommes l'a acquitté. Satan cependant ne cesse de le mettre à l'épreuve : il a notamment survécu par miracle à un accident automobile il y a peu.

L'expérience et la conversion de Joshua Blahyi m'ont fait penser au témoignage d'un autre converti protestant, le pasteur Allan Rich que l'on peut voir ici - https://www.dailymotion.com/video/x1kbdh_dieu-m-a-delivre-de-l-occultisme-al_webcam - la vidéo et qui lui aussi était allé très loin dans l'occultisme.

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Le lien magie-nudité en Afrique

1 Mars 2013 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Afrique

Encore une illustration récente publiée le 18 février sur Internet :

 

femme-hibou"Bénin - Cotonou le 18 février 2013 © koaci.com - Un évènement des plus intrigant est survenu ce samedi soir dans un quartier périphérique de Cotonou appelé «Ménontin».

Un oiseau que certains nomment de mauvais augure, «hibou» a eu un accident de vol à hauteur de ce quartier en tombant. Mais fortuitement cet animal s’est transformé après quelques minutes en une vielle femme que des badauds ont soupçonné «sorcière».

La chute d’un oiseau du ciel a attiré l’attention de nombre de personnes dans le quartier Ménontin. Selon les recoupements, c’est un jeune garçon d’une dizaine d’années qui a aperçu l’animal et se serait approché pour en faire sa proie. Mais très tôt il a été dissuadé par un adulte qui a constaté l’aspect étrange de l’oiseau. Ce dernier a introduit un bâton dans l’anus de l’oiseau qui s’est aussi tôt mué en être humain. La surprise et la peur ont gagné les esprits qui malgré la découverte ont pu rester sur place pour observer le comportement de la femme d’environs soixante ans.

La septuagénaire qui gisait au sol nue le bâton enfoncé dans le derrière est restée immobile pendant un moment avant de commencer par bouger. Mais à la vue de la camera d’une chaine de télévision de la place elle a voulu mordre un jeune qui la relevait pour qu’on la filme.

Pendant plusieurs heures, une foule sans cesse grandissante, s’est amassée autour de la femme que certains suspectent d'être une sorcière.

Un spectacle qui aura tenu en haleine riverains et passants, a eu un dénouement gracieux pour la présumé sorcière et ce à l’arrivée des sapeurs pompiers et des éléments de la police nationale.

La dame «hibou-homme» a été reconnue par certains sur le lieu comme étant une revendeuse de plantes médicales au marché de Godomey, situé non loin du lieu de «l’accident-du vol de nuit » de cet étrange fait.

Sékodo"

 

Commentaire d'une internaute sur un site gabonais : "C'est une fausse Histoire, car en Afrique les gens ont tendance à accuser, des vielles femmes pauvres, seules, sans défense ou atteinte de perte de mémoire (d'alzheimer) ou encore folle comme a dit une internaute, pour des sorcières. A mon avis ces béninois ont maltraité une vielle pauvre femme, ainsi pour se couvrir ils l'ont faite passer pour une sorcière."

 

En tout cas la nouvelle circule sur les sites africains du Net.

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Le phénomène mystérieux des dénudations publiques au Cameroun

8 Août 2012 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Afrique

C'est un phénomène attesté depuis au moins six ans : le dévêtissement public des femmes au Cameroun.

 

Voici le témoignage d'Honoré Foimoukom sur  Cameroon One Info : la scène se passe au lieu-dit carrefour Mobil Bonakouamouang à Douala, le mardi 18 septembre 2007, peu avant 9 heures : "Un véhicule de marque Rav4, ayant à son bord une dame (la conductrice), se gare en pleine chaussée. La dame, bien vêtue, en descend.(...)  Elle jette des coups d'oeil à gauche et à droite ; puis, subitement, elle se met à poil. Sous le regard des passants et autres usagers de la route, tous médusés. La dame n'est pas émue par les cris venant de tous les coins du carrefour. Elle abandonne son véhicule et ses vêtements, et se met à marcher en direction du lieu-dit carrefour Feux rouges Bessengue. Une meute de conducteurs de motos taxis et autres passants la suivent en criant. Au fur et à mesure qu'elle avance, le groupe des suiveurs s'agrandit. Elle traverse le carrefour suscité à grands pas.

Au niveau du lieu-dit carrefour Ecole publique de Deido, la dame bifurque à gauche. Elle se rend dans l'enceinte de la paroisse catholique Saint Jean de la localité. Prises de pitié, des dames venant de l'église la couvrent d'un manteau. Elle le retire et rebrousse chemin en direction du carrefour. Avant d'y arriver, elle est maîtrisée et acheminée au commissariat de sécurité de publique du 9ème arrondissement de police, en face de l'école publique de Deido.

Dans la foule, plusieurs personnes disent avoir déjà vu cette dame. Elle serait, à en croire les uns et les autres, employée dans une grande entreprise publique de la place. " Elle ne s'est adressée à personne, tout au long du trajet de près de deux kilomètres qu'elle a effectué à pied", témoigne Hilaire Edouma, conducteur de moto taxi."

 

Le témoin affirme que cela arrive toutes les semaines, et que cela parfois attire de gros ennuis à la personne qui s'y essaie.  Ainsi cette femme qui sort de sa Toyota Camry et se dénude le 30 septembre 2007 au carrefour pour finir bastonnée par la foule et traduite en justice.

 

Un témoignage plus ancien de 2006 de Dominique Cressy à Yaoundé citait des femmes en Mercedes 600.

 

Parfois certaines femmes se rhabillent et repartent, d'autres selon des témoins recherchent des relations sexuelles "avec un malade mental". "Les femmes choisissent le moment de la journée où il y a le plus de circulations et se déshabillent à un carrefour très fréquenté de la ville comme : le Rond-point Deigo, Ndokotti, Ecole publique Deido, Ancien Dalip", note Florence Mallégol sur Congo.vox "Certaines personnes ne vont pas jusqu’à marcher dans la rue mais s’exhibent aux balcons ou aux fenêtres de leurs appartements. Le phénomène de se dénuder en public touche plus marginalement les hommes." ajoute-t-elle.

 

Comment expliquer ces pratiques ? On parle de consignes données par des sectes dans le cadre de rites initiatiques, de compensations pour services occultes rendus, d' "’un relâchement des instances surmoïques de la société", ou de maladie mentale.

 

Des voix s'élèvent pour dénoncer la perte des repères moraux au Cameroun et la complicité des passants qui regardent l'exhibition en présence même d'enfants au lieux de couvrir ces femmes de pagnes.

 

La nudité publique des femmes en Afrique est un thème très ancien que l'on a abordé dans notre ouvrage sur le sujet. Ces derniers temps elle prend notamment la forme de manifestations de femmes de militaires (Congo RDC, Mali), et garde une connotation de mauvais présage. Le phénomène camerounais est d'autant plus difficile à interpréter que les femmes qui s'y adonnent gardent le silence. Le fait qu'il concerne une catégorie homogène (des femmes en grosses cylindrées) plaide plutôt en faveur de l'hypothèse de directives reçues (ces femmes "riches" devraient "payer" ce qu'elles possèdent par l'exhibition, ou auraient été choisies par des sectes auxquelles elles appartiennent en raison de leur richesse, le fait de sortir nue d'une grosse voiture étant censé frapper les imaginaires et offrir à la société l'image d'une nudité très différente de celle en un sens plus prévisible de la femme pauvre et désespérée qui s'abandonnerait à la prostitution de son image ou perdrait la raison à cause de sa misère économique). Il est étrange dans ces témoignages que les femmes concernées soient toujours présentées comme des inconnues "tombées du ciel", comme un mal métaphysique qui s'abat sur la société, et qu'il ne se trouve jamais personne pour aller faire parler à des gens de leur famille, des amis, qui sans doute pourraient utilement éclairer les journalistes sur leur condition sociale et les raisons possibles de leur geste.

 

 

 

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Danse et nudité (suite) : le Leumbeul

23 Février 2011 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Afrique

L'Afrique se livre à une relecture de ses traditions. Une vidéo sénégalaise de 2004 intitulée "Sabar bou graw" et qui présentait un remake assez leste de la danse traditionnelle "Leumbeul" a suscité la polémique l'an dernier, une polémique en partie liée au fait que cette pratique normalement confinée dans les cercles féminins est désormais exposée à la vue de tous sur Internet. Les articles qui accompagnent la vidéo sur le Net mentionnent pour la plupart des condamnations morales qui ont entouré la diffusion de la vidéo au Sénégal ce qui laisse penser qu'il s'agit d'un phénomène marginaL.
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"Hundreds of naked women arrested"

3 Janvier 2010 , Rédigé par CC Publié dans #Nudité-Pudeur en Afrique

Voilà qui complète le descriptif esquissé dans notre livre sur la nudité.
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Tuesday 18 March 2008 / by Prince Ofori-Atta nudit-petit.jpg

Some 600 liberian refugees who have refused to stop their protests have been arrested by the Ghana police. They are demanding to be resettled in the United States as well as an amount of US$1000 instead of US$100 from the UN refugee agency HCR.

"$100 is not anything you can start life with. We are all lost," said a liberian refugee.

Hundreds of women held naked roadside protests on Monday to express their unwillingness to integrate into the Ghanaian society.

The police rounded up the protesters before sending them to a vocational centre about 50 kilometres away from the capital in ten buses, according to witnesses. Interior Minister Kwamena Bartels denied it was forced repatriation.

"When women strip themselves naked and stand by a major highway, that is not a peaceful demonstration," Mr. Bartels said in an interview with BBC.

Last week, the Ghanaian government asked the Liberian refugees to abide by the laws of the country by channeling their grievances through appropriate relevant authorities for redress.

Kwamena Bartels said in a statement that they should not overstretch the goodwill and protection the government and people of Ghana has accorded them over the past 18 years, also stating that the demonstration is in breach of the Public Order Act of 1994 and urged them to comport themselves.

Some protesters forced the closure of all the schools on the refugee camp while blocking the distribution of aid materials to children, sick people and older persons.

Some 27,000 Liberians are in Ghana after years of conflict at home

http://en.afrik.com/article12873.html

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